Guides HBS · Structure

La structure engage
les cinq prochaines années.

Une licence s’achète vite et se change lentement. Les regrets que nous voyons remontent presque toujours à une juridiction choisie sur le prix, contre une liste d’activités qui excluait la moitié des factures ou une banque qui n’a pas ouvert le compte.

Mis à jour le 9 min de lecture

100 % du capital
Accessible sur la plupart des activités mainland depuis 2021
40+ zones franches
Aux Émirats, à conditions très différentes
2 à 6 semaines
Délai courant d’ouverture de compte après immatriculation
Trois structures entre lesquelles choisir Dessin au trait de trois immeubles de bureaux simplifiés, de hauteurs différentes, côte à côte.

Chiffres clés

1 à 3 sem.Licence en zone franche, une fois le dossier complet
100 %Détention étrangère sur la plupart des activités mainland
375 k AEDSeuil de bénéfice avant impôt, quelle que soit la structure retenue
0Structure qui garantit un compte bancaire : chaque banque décide seule

Choisir sa structure

Trois structures, une décision

Mainland, zone franche et offshore ne sont pas trois niveaux d’une même chose. Elles répondent à des questions différentes, et la bonne réponse découle de l’endroit où sont vos clients, pas d’une grille tarifaire.

Une société mainland est immatriculée auprès du Department of Economy and Tourism. Elle facture n’importe qui aux Émirats sans intermédiaire, peut répondre à la commande publique, et depuis la réforme de 2021 du droit des sociétés la plupart des activités admettent une détention étrangère intégrale. Elle suppose plus d’administration et, en général, un vrai bail.

Une société en zone franche dépend de son autorité propre, avec un guichet unique pour la licence, les visas et l’immatriculation. Elle convient à une activité vendant à l’étranger ou à d’autres entités en zone franche. C’est la vente vers le mainland qui pose la limite, et le contournement — distributeur ou succursale — coûte plus cher qu’on ne l’imagine.

Une société offshore détient des actifs. Elle n’ouvre ni quota de visas ni présence physique, et ce n’est pas un véhicule d’exploitation. Utilisée pour ce qu’elle sait faire, elle est efficace. Vendue comme un moyen de facturer des clients, elle crée des problèmes.

Mainland, zone franche et offshore sur ce qui compte Matrice comparative. Le mainland permet la détention étrangère intégrale, la facturation dans tout le pays, les visas de résidence et exige un bureau. La zone franche permet la détention intégrale, une facturation locale conditionnelle, les visas et un bureau partagé. L’offshore permet la détention intégrale mais ni facturation locale, ni visas, ni bureau. Mainland, zone franche et offshore sur ce qui compte MainlandZone francheOffshore Détention étrangère à 100 % Facturer des clients aux Émirats Ouvre des visas de résidence Bureau physique exigé Imposition à 0 % possible Oui Sous conditions Non
Les cinq questions qui déterminent la structure. Un cercle vide signifie « possible sous conditions » : le plus souvent un intermédiaire, un agrément ou un test de substance.

Choisir, dans le bon ordre

Raisonnez à partir de l’activité, pas à partir du prix de la licence.

  1. Où sont les clients ? Majoritairement des entreprises et particuliers émiriens : plutôt mainland. Majoritairement à l’étranger : plutôt zone franche. Un mélange des deux est le cas qui exige un vrai conseil.
  2. Combien de personnes sponsoriserez-vous sur trois ans ? Les quotas de visas sont attachés au forfait de licence et à la surface louée. Dépasser le quota impose de changer de forfait ou de locaux : première raison pour laquelle une licence bon marché devient chère.
  3. Que facturerez-vous exactement ? Les listes d’activités se lisent au pied de la lettre. Si la moitié de votre chiffre d’affaires sort des activités inscrites, la licence est la mauvaise, quel qu’ait été son prix.
  4. Quelle banque vous prendra ? Cette question vient en quatrième position, pas en dixième. Certaines zones franches se banquarisent facilement, d’autres non, et votre nationalité, votre secteur et vos clients comptent autant que la zone.
  5. Comparez les prix ensuite. Uniquement entre les options qui ont survécu aux quatre premières questions.

Notre site https://societe-emirats.com/ détaille chaque forme juridique émirienne ; ce guide sert à choisir entre elles.

La banque tranche plus que la licence

La licence prend une à trois semaines en zone franche. Le compte bancaire prend deux à six semaines, parfois davantage, et c’est l’étape qui échoue.

Les banques appliquent leur propre conformité et ne sont pas tenues de motiver un refus. Ce qui aide systématiquement : une description d’activité claire et plausible, des clients nommés ou des contrats signés, un site et une adresse e-mail sur votre propre domaine, la traçabilité des fonds d’apport, et une activité que la politique interne de la banque ne classe pas en risque élevé. Ce qui nuit systématiquement : une société sans substance dans une zone que la banque n’ouvre plus, un fondateur incapable d’expliquer son chiffre d’affaires en un paragraphe, et une demande adressée à la mauvaise banque.

Nous préparons le dossier et le présentons à la banque qui correspond au profil. Personne ne peut promettre un compte, et tout conseil qui le promet vous annonce une chose qu’il ne maîtrise pas.

Ce que cela coûte, honnêtement

Un chiffre unique pour « créer une société à Dubaï » ne veut rien dire : les frais officiels dominent le total et varient énormément d’une autorité à l’autre. Ce que l’on peut fixer, c’est la structure de la facture.

  • Licence et immatriculation — la redevance de l’autorité, poste le plus lourd et celui qui varie le plus entre zones franches.
  • Establishment card et quota de visas — facturés par société, puis par visa.
  • Locaux — du bureau partagé au bail réel avec son enregistrement. Le mainland impose presque toujours le second.
  • Visas de résidence — permis d’entrée, visite médicale, Emirates ID et apposition, par personne, et autant pour chaque membre de la famille.
  • L’année suivante — tenue comptable, enregistrements et déclarations détaillés dans le guide fiscal, et renouvellements. C’est la ligne oubliée dans les comparaisons de devis.

Comparez les devis sur le total à trois ans, renouvellements et visas compris, pas sur la licence de première année. La première année la moins chère est souvent la troisième année la plus chère.

La séquence, et ce qui exige votre présence

L’essentiel d’un dossier se prépare à distance. Savoir quelles étapes exigent réellement votre présence permet d’organiser un seul déplacement au lieu de trois.

La réservation de dénomination, le choix des activités, la demande de licence et les statuts lorsqu’ils sont requis se traitent sans vous. L’establishment card et le bail suivent. Votre permis d’entrée est délivré, et c’est à ce moment que vous devez être aux Émirats : la visite médicale et la biométrie de l’Emirates ID se font en personne et ne se délèguent pas. La plupart des banques veulent aussi rencontrer un mandataire au moins une fois, certaines acceptant la visioconférence.

Prévoyez un déplacement d’environ une semaine, calé après la délivrance de la licence et du permis d’entrée. Arriver plus tôt revient à attendre à Dubaï des papiers qui auraient pu être faits avant le départ.

Création, visas et dossier bancaire sont traités ensemble sur /fr/services-aux-entreprises/creation-de-societe/. Si votre question porte sur l’activité plutôt que sur la juridiction, lisez le guide des licences.

FAQ

Les questions qu’on nous pose

Zone franche ou mainland : lequel coûte le moins cher ?
Une licence en zone franche est généralement moins chère la première année, surtout parce qu’un bureau partagé remplace un vrai bail. Sur trois ans, visas et renouvellements compris, l’écart se resserre et s’inverse parfois. Comparez le total à trois ans pour le nombre de visas réellement nécessaires.
Une société en zone franche peut-elle facturer à Dubaï ?
Pas librement. Une société en zone franche est conçue pour opérer dans sa zone, avec d’autres zones franches et à l’étranger. Vendre vers le mainland suppose généralement un distributeur, une succursale ou un agrément spécifique, chacun ayant un coût. Si vos clients sont surtout des entreprises locales, regardez le mainland d’abord.
Faut-il vivre à Dubaï pour détenir une société ?
Non. Un non-résident peut détenir une société en zone franche ou offshore sans vivre aux Émirats, et l’essentiel du dossier se prépare à distance. Si vous souhaitez un visa de résidence, votre société le sponsorise, et il faut ensuite entrer aux Émirats au moins une fois tous les six mois pour conserver une résidence ordinaire.
Combien de temps prend l’ensemble de la procédure ?
Une licence en zone franche est généralement délivrée en une à trois semaines une fois le dossier complet. Le mainland prend plus longtemps du fait des agréments externes. Les visas de résidence ajoutent deux à quatre semaines, et le compte bancaire deux à six selon la banque et le profil. Comptez deux à trois mois au total.
Pouvez-vous garantir l’ouverture d’un compte ?
Non, et personne ne le peut. Les banques appliquent leur propre conformité et ne motivent pas leurs refus. Ce que l’on peut faire, c’est préparer un dossier qui répond à leurs questions avant qu’elles ne les posent, et s’adresser à la banque dont la politique correspond à votre nationalité, votre secteur et votre clientèle.

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Dites-nous ce que fait l’entreprise.

L’activité, la localisation de vos clients et le nombre de visas nécessaires. Nous revenons avec une structure, une piste bancaire et un devis ferme.

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