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Ce que coûte vraiment
un achat à Dubaï.

Un étranger peut détenir en pleine propriété dans les zones freehold, et la procédure est rapide au regard des standards européens. Les surprises sont dans les frais au-dessus du prix et dans les conséquences fiscales côté français.

Mis à jour le 10 min de lecture

Freehold
Pleine propriété ouverte à toutes les nationalités dans les zones désignées
~7 %
Frais d’acquisition courants en sus du prix
RERA 1774
HBS est une agence enregistrée à Dubaï
Acheter et prendre possession Dessin au trait d’une clé avec étiquette posée sur un plan d’appartement, avec une tour résidentielle en arrière-plan.

Chiffres clés

4 %Frais de mutation du Dubai Land Department, premier poste de coût
~7 %Total des frais d’acquisition sur un achat dans l’ancien
50 %Quotité de financement courante pour un acheteur non-résident
30 joursDélai courant entre contrat signé et titre de propriété, au comptant

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Où un étranger peut détenir, et ce que cela signifie

Dubaï distingue les zones freehold et les zones leasehold. Dans les zones freehold désignées, toute nationalité peut détenir le bien en pleine propriété, le titre étant enregistré auprès du Dubai Land Department à votre nom ou à celui d’une société. Cela couvre la plupart des quartiers connus des acheteurs internationaux : Downtown, Dubai Marina, Palm Jumeirah, Business Bay, Jumeirah Village Circle, Dubai Hills et bien d’autres.

Hors de ces zones, la détention étrangère relève généralement du leasehold : un bail long, couramment jusqu’à 99 ans, et non la propriété du sol. C’est une structure parfaitement légitime, mais c’est un autre actif, et il doit se valoriser autrement.

Aucune condition de résidence n’est exigée pour acheter. Ni visa, ni compte bancaire local, ni associé local ne sont nécessaires pour détenir en freehold, et la détention peut être personnelle, en indivision ou via certaines structures sociétaires. La voie sociétaire a des conséquences sur les frais de mutation et sur l’accès au Golden Visa : arbitrez avant l’achat, pas après.

Les frais au-dessus du prix

Le prix d’achat est le chiffre que tout le monde annonce. Il représente environ 93 % de ce qui quitte votre compte.

Ce que coûte au total un achat dans l’ancien Ce que coûte au total un achat dans l’ancien Part du décaissement total sur un achat comptant indicatif 93,2 % Prix d’achat 4 % Mutation DLD 2 % Commission d’agence ~0,7 % Trustee, frais, NOC ~0,5 % Formalités, divers Pourcentages du prix d’achat. Un financement ajoute 0,25 % du montant emprunté.
Frais d’acquisition indicatifs sur un achat comptant dans l’ancien, en part du décaissement total. La commission d’agence et les frais de trustee varient ; les frais de mutation non.

Poste par poste

  • Frais de mutation du Dubai Land Department : 4 % du prix, plus une petite redevance administrative fixe. C’est le poste incompressible. Il est conventionnellement supporté par l’acquéreur, sauf stipulation contraire du contrat.
  • Frais de bureau d’enregistrement (trustee) — quelques milliers de dirhams, proportionnés au prix, réglés au bureau où se dénoue la mutation.
  • Commission d’agence : généralement 2 % plus TVA dans l’ancien.
  • NOC du promoteur ou de la copropriété — exigé pour toute revente, tarifé par le promoteur. Les montants varient beaucoup : posez la question tôt.
  • Enregistrement de l’hypothèque : 0,25 % du montant emprunté plus une redevance fixe, uniquement en cas de financement.
  • Charges de copropriété — annuelles, facturées au pied carré, et c’est ce chiffre qui détermine votre rendement net réel. Demandez le taux actuel et l’historique sur trois ans.

La VEFA suit une autre logique : les frais du Land Department restent dus, la commission est généralement supportée par le promoteur, et les fonds sortent selon un échéancier vers un compte séquestre plutôt qu’en une seule fois.

Ce que cela change côté français

C’est la partie que les guides locaux ne traitent pas, et elle décide souvent de la structuration.

Si vous restez résident fiscal français, un bien situé à Dubaï ne disparaît pas de vos obligations. Les revenus locatifs étrangers se déclarent, la convention fiscale entre la France et les Émirats arabes unis déterminant ensuite lequel des deux États impose et selon quelles modalités. L’absence d’impôt local ne signifie pas l’absence de déclaration.

Deux points reviennent systématiquement. Le compte bancaire émirien ouvert pour encaisser les loyers est un compte détenu à l’étranger et se déclare comme tel, l’omission étant sanctionnée indépendamment de tout impôt. Et le patrimoine immobilier entre dans l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière lorsque le contribuable y est soumis, la convention réglant le partage.

Avant de signer

Faites valider le montage par votre conseil fiscal français avant l’achat. Détenir en nom propre, en indivision ou via une société ne produit pas les mêmes conséquences, et ces choix sont coûteux à défaire une fois le titre enregistré.

Financement en tant que non-résident

Les non-résidents peuvent emprunter auprès des banques émiriennes, à des conditions plus strictes. La quotité de financement pour un non-résident est couramment plafonnée autour de 50 %, contre jusqu’à 80 % pour un résident achetant sa résidence principale sous le seuil de valeur. L’apport, et non le taux, constitue donc la contrainte.

Attendez-vous à ce que la banque demande passeport, justificatif de domicile, six mois de relevés bancaires personnels et des justificatifs de revenus dans votre pays. Le dossier prend plus de temps que celui d’un résident, la vérification des revenus étant transfrontalière. Un accord de principe avant de faire des offres vaut l’effort : il fixe votre budget réel et rend votre offre plus crédible.

Notez l’interaction avec la voie du visa : un bien financé peut rester éligible au visa investisseur, mais l’appréciation peut porter sur votre quote-part plutôt que sur la valeur affichée. Si le visa fait partie du projet, modélisez le financement en conséquence.

De l’offre au titre de propriété

Un achat comptant dans l’ancien se dénoue en un mois environ. La séquence est standardisée et le Land Department maîtrise la dernière étape.

  1. Offre et Form F. Le protocole entre vendeur et acquéreur, avec prix, dépôt et calendrier. Un dépôt de 10 % est d’usage, séquestré par l’agence ou le trustee.
  2. NOC du promoteur. Le vendeur en fait la demande ; le promoteur confirme que les charges sont soldées et qu’il ne s’oppose pas à la mutation.
  3. Mainlevée, si le vendeur est financé. Les fonds de l’acquéreur ou une banque soldent le prêt du vendeur et l’inscription est levée.
  4. Mutation au bureau du trustee. Les deux parties se présentent ou se font représenter par mandataire. Les chèques de banque sont remis et les frais réglés.
  5. Titre de propriété délivré à votre nom, en général le jour même.

Votre présence à Dubaï n’est requise à aucun moment. Une procuration correctement rédigée et légalisée permet à un mandataire de signer et de se présenter à la mutation : une grande partie des achats internationaux se dénoue ainsi.

Nous intervenons côté acquéreur via /fr/immobilier/acheter/ et gérons le bien ensuite via /fr/immobilier/gestion-locative/. Pour la recherche par quartier et les annonces, https://dubaiimmobilier.fr/ est notre site dédié au marché francophone.

FAQ

Les questions qu’on nous pose

Un étranger peut-il détenir un bien en pleine propriété à Dubaï ?
Oui, dans les zones freehold désignées, sans restriction de nationalité et sans obligation de détenir un visa de résidence. Le titre est enregistré à votre nom auprès du Dubai Land Department. Hors de ces zones, la détention étrangère relève généralement du leasehold, couramment jusqu’à 99 ans, qui est un actif différent.
Que coûte un achat au-delà du prix affiché ?
Comptez environ 7 % du prix dans l’ancien. Les frais de mutation du Dubai Land Department représentent 4 % et constituent le poste principal, la commission d’agence environ 2 % plus TVA, auxquels s’ajoutent les frais de trustee, les frais administratifs et le NOC du promoteur. Un financement ajoute 0,25 % du montant emprunté.
Peut-on acheter sans se déplacer à Dubaï ?
Oui. Une procuration rédigée correctement et légalisée dans votre pays de résidence permet à un mandataire de signer le contrat et de se présenter à la mutation au bureau du trustee. Une part importante des achats internationaux se dénoue ainsi. La chaîne de légalisation prend du temps : lancez-la tôt.
Dois-je déclarer ce bien en France ?
Si vous êtes résident fiscal français, oui. Les revenus locatifs de source étrangère se déclarent, la convention entre la France et les Émirats déterminant ensuite les modalités d’imposition. Le compte bancaire émirien ouvert pour les loyers se déclare également, et son omission est sanctionnée indépendamment de tout impôt dû.
Un non-résident peut-il obtenir un financement ?
Oui, auprès de plusieurs banques émiriennes, mais à des conditions plus strictes. La quotité est couramment plafonnée autour de 50 % pour un non-résident, contre jusqu’à 80 % pour un résident dans certains cas. L’apport constitue donc la contrainte, et la vérification transfrontalière des revenus allonge les délais.

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